Couches lavables – Vers le 100% lavable

Dans mon dernier article sur notre passage en couches lavables pour Bébé M, j’avais annoncé que nous avions encore franchi un cap en poussant l’aventure jusqu’à ne plus utiliser du tout de jetables (ou presque) et nous y sommes allé pas à pas.

Le cap des nuits
S’il a été facile de passer aux couches lavables la journée, j’ai eu plus de réticences à les utiliser la nuit. Bébé M fait de belles nuits de 10 à 12h, il fallait donc que l’absorption soit au rendez-vous, hors de question que mon bébé soit réveillé en plein sommeil par une couche qui déborde et qu’il faille changer les draps tous les matins. Après comparaison de différents systèmes je me suis tournée vers les couches intégrales.

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Couches moulées en bambou Bambinex

La couche intégrale, c’est toujours une TE2 dont le noyau absorbant est en forme de couche (jugez vous-même). Cette forme évite les fuites puisque malgré la position allongée et les mouvements durant le sommeil, elle reste bien en place. Pour augmenter l’absorption on peut encore y ajouter des “booster”, soit des absorbants supplémentaires qui se placent dans la couche intégrale. Pour la matière, j’ai privilégié une matière naturelle (pour sa simplicité d’entretien) et réputée pour sa haute absorption : la viscose de bambou. On me dira peut-être que cette matière est loin d’être écolo, c’est vrai, mais le coût était aussi un de mes critères de sélection. On trouve facilement des couches intégrales en bambou en vente privée, alors que le chanvre (aussi absorbant, mais plus écolo) et souvent plus cher.

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C’est bien beau les lavables la nuit mais les bodies ne ferment plus ^^

Par-dessus ces couches intégrales j’utilisais au début mes culottes de protection Bum Diapers, mais systématiquement mon fils se retrouvait trempé au matin alors que la couche n’était pas saturée. J’ai compris plus tard qu’il y avait une différence entre les culottes de protection des TE2 (qui ont un double gousset et sont conçues pour contenir l’urine au fond de la couche) et les culottes de protection classiques (qui sont élastiques sur tout le pourtour de la culotte et peuvent donc contenir l’urine également au niveau des hanches et du dos) qui sont réellement adaptées pour être mises par-dessus des couches intégrales. J’ai donc renoué avec mes Bambinex qui me plaisaient moyennement pour le jour, mais qui sont parfaites la nuit.

Le cap des sorties
Il m’a fallu encore un peu de temps pour me mettre à utiliser les couches lavables en dehors de la maison. J’avais peur des fuites, de la galère pour changer et pour stocker la couche sale. J’ai longtemps mis une jetable avant de partir et 2 ou 3 autres dans le sac à langer, mais j’ai fini par sauter le pas, progressivement. D’abord pour des sorties de moins d’une heure, puis un peu plus, jusqu’à des journées entières en dehors de la maison.

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Sac étanche

Pour franchir ce cap il a fallu que je m’équipe d’un sac étanche. Il ne prend pas de place, plié dans le sac à langer, et peut contenir une dizaine de couches sans problème. Je l’ai choisi volontairement grand pour qu’il puisse aussi servir de sac de stockage pour plusieurs jours s’il me prend l’envie un jour de partir en week-end en couches lavables (nous n’avons pas testé encore).
Pour le change en balade j’avais déjà un tapis à langer de voyage et je prépare également dans le sac des langes et une ou 2 culottes de protection en plus. Pour me faciliter la vie (je n’aurais pas forcément une surface plane pour faire le pliage du lange si on doit s’arrêter au bord de la route) je plie mes langes d’avance en mettant le voile.

Qui dit couches lavables en sorties, dit lingettes lavables aussi ! J’ai donc dans le sac à langer une petite trousse qui contient des lingettes et de l’eau nettoyante pour le change et le débarbouillage. Pour un change zéro déchet, même dehors !

Le cap des voiles lavables
C’était le dernier point qui restait en jetable après tous ces changements : le voile de protection. Il sert avant tout à retenir les selles et faciliter le nettoyage. Au départ j’avais dit (comme souvent) : “un voile lavable ?! Mais non, là c’est trop pour moi, on mettra un voile jetable et ça ira bien, je fais déjà ma part.” Mais il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis n’est-ce-pas ? Jeter ce voile même pas sale à chaque pipi commençait à vraiment m’embêter. Donc l’idée du voile polaire à fait son chemin, et ça tombait bien, puisqu’une gentille maman m’en avait glissé quelques-uns en cadeau dans une commande d’occasion, j’allais pouvoir tester. Et je n’aurais jamais cru dire ça, mais j’ai été conquise !

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Voiles lavables en micro-polaire

Le voile lavable est en micro-polaire, et c’est d’une simplicité sans nom à entretenir. Il suffit de faire un petit baluchon qui contient le caca au moment du change, de vider ce baluchon dans les toilettes et de mettre le voile dans le sceau à couches avec les absorbants et culottes de protection. Ça passe en machine sans problème, supporte les hautes températures et ça sèche en 1 heure de temps ! Le top ! C’est en plus très bon marché puisque si on veut faire des économies, on peut acheter de la micro-polaire au mètre et couper soi-même ses voiles, coût : 5€ les 40 unités !
C’est un peu moins évidement avec des selles liquides il est vrai, quand bébé est malade ou pour les selles de bébé allaité, mais ça simplifie quand même le nettoyage. Il suffit de gratter les selles pour les décoller du voile, avec un couteau sans dent dédié à cet usage par exemple, puis de rincer le voile à grandes eaux. Les selles liquides n’accrochent pas du tout sur la micro-polaire donc c’est très facile à enlever, par contre elles ont tendance à transpercer le voile. On pourrait se dire que dans ce contexte autant ne rien mettre mais la micro-polaire donne aussi un effet “fesses au sec” et les bébés qui n’aiment pas se sentir mouillés apprécient.

Plus du tout de couches jetables alors ?
Ça serait bien… mais je dois bien avouer qu’on en utilise encore. Les jours de rush où il n’y a plus une couche de propre par exemple. Ça arrive rarement car j’ai de quoi assurer un bon roulement mais on n’est pas à l’abri d’une journée ultra prolifique où bébé fait caca 5 fois en une demi-journée. Il m’arrive aussi de les utiliser la nuit notamment. Je n’ai que 5 couches en bambou pour la nuit et elles sèchent assez lentement, il m’arrive donc de devoir mettre une jetable la nuit car toutes les couches de nuit sont sales ou mouillées, et comme ça s’achète par 5 et que je n’ai pas besoin d’en avoir 10, je n’en achète pas d’autres.

Pour les vacances et les week-end nous utilisons encore des jetables aussi. Notre voiture est déjà pleine à ras-bord entre nos affaires, celles des enfants et les animaux (malgré le fait que nous ayons une familiale et un coffre de toit !), emmener un bac entier de couches lavables nous chargerait encore plus. Et puis se pose aussi le problème des lessives. Laver ses couches dans une machine dont on ne connait pas les réglages, potentiellement encrassée par l’utilisation de lessive industrielle et d’adoucissant, c’est risquer l’encrassement même en apportant sa lessive (et en se chargeant un peu plus). Donc même si je sais que certains le font et que c’est loin d’être impossible, pour l’instant nous utilisons des jetables quand nous partons de la maison plus de 24h. Ça viendra peut-être un jour, step by step comme on dit 😉

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