Passage en couches lavables – Avec un bambin

J’en parlais dans mon article sur notre transition écolo coté bébé, même si dès la naissance de Bébé M nous avons choisi des couches “écolo” nous n’avions encore pas sauté le pas des couches lavables. C’est chose faite depuis maintenant 3 mois ! Alors comment s’est déroulé le début de cette aventure ? Quels modèles porte Bébé M et pourquoi ? Et surtout, comme ça s’entretien ce bazar ? En cette semaine de la couche lavable, je vous dis tout ! 

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Le déclic 

Si pour Bébé M, entre le travail, la poursuite de l’allaitement au travail et les nouvelles habitudes à prendre avec un nouveau-né j’avais vite abandonné l’idée des couches lavables, pour notre deuxième bébé à venir les choses sont complètement différentes. Cette fois-ci le contexte est favorable pour se lancer dans l’aventure : je ne travaille pas actuellement donc j’ai plus de temps, l’allaitement maintenant je connais et je devrais être plus à l’aise et Bébé M fera sa rentrée à l’école maternelle en septembre ce qui me donnera encore du temps supplémentaire. 

Niveau organisation, tous les voyants sont au vert. L’argument imparable du budget a fini par avoir raison de moi. 200€ d’investissements pour 3 ans environ (des premiers mois à la propreté) c’est ce que je dépensais en 4 mois de couches jetables !!! Il n’en fallait pas plus pour me convaincre, même en ajoutant le budget eau, électricité et lessive c’est largement rentable. 

Le choix des modèles 

Avant de se lancer à cœur perdu et surtout avant d’investir, j’ai comparé, analysé, décortiqué. J’ai dû apprendre à “parler” couches lavables, donc à comprendre ce qui se cache derrière TE1, TE2, couche intégrale, lange, pliage origami et bien d’autres. Pour cela je me suis beaucoup aidée des articles d’Ecomaman et de ses vidéos sur YouTube. J’ai pu comprendre les différences entre les systèmes existants, voir quels étaient les modèles les plus simples à entretenir, à mettre et lesquels correspondaient à mon budget. 

Je me suis donc tournée vers des Tout-en-2 (TE2). Même si les Tout-en-un, qui se changent exactement comme une jetable, semblent plus simples d’utilisation, l’économie réalisée avec des TE2 m’a convaincue. Les TE2, comme leur nom l’indique sont en 2 parties. Premier avantage : on ne lave pas systématiquement la culotte imperméable, il en faut donc moins ce qui est économique. Deuxième avantage : les parties absorbantes sont à part ce qui permet de mettre ce qu’on veut dans les culottes et donc d’adapter l’absorption en fonction du moment de la journée mais aussi de sécher plus vite, encore une fois il en faut donc moins. En Tout-en-2, 6 à 8 culottes imperméables et 20 à 30 parties absorbantes suffisent pour un roulement de lavage tous les 2/3 jours. Mini-stock, mini investissement ! Et pour encore minimiser le budget j’ai choisi de prendre des couches évolutives et non des modèles à taille (à changer en fonction du poids comme les jetables). Elles ne seront pas adaptées dès la naissance mais pourront servir environ 3 ans grâce à un jeu de réglages. 

taille évolutive

Pour les parties absorbantes, là encore il y a l’embarras du choix. J’ai testé les inserts fournis avec la première marque que j’ai essayée mais je n’ai vraiment pas été convaincue. Les inserts sont longs à sécher, peu adaptés aux tout-petits je trouve et assez onéreux. J’ai donc fait un choix “à l’ancienne”, d’un absorbant connu et reconnu, très simple d’utilisation, très bon marché et qui sèche à vitesse éclair : le lange en coton ! 

Le choix des marques 

Restait à choisir une marque et là je n’ai pas fait dans l’exclusivité. J’ai choisi de tester plusieurs marques pour me faire une idée et ensuite investir dans une plus grande quantité. 

Première cobaye : Bum Diapers, une marque Française, fabriquée en Europe, et gros succès pour la culotte. La taille convient très bien à Bébé M, l’entretien est facile, le séchage rapide et peu de fuite malgré mes ajustements de débutante. Grosse déception pour les inserts par contre, ces trucs là c’est vraiment pas pour moi. Dommage, la marque ne vend pas les culottes seules, je dois donc acheter les inserts pour les revendre ensuite… mais je constitue quand même la majorité de mon stock avec cette marque qu’on trouve facilement d’occasion (pour rester dans la continuité de ma démarche écologique) ou en vente privée (pour mon budget). 

bum-diapers

Deuxième essai : Bambinex, une marque Belge certifiée Oeko-tex. Elles sont un peu plus grandes que les Bum Diapers ce qui serre un peu moins les cuisses de Bébé M, bon point. Par contre je trouve les coutures très rigides et l’ajustement au plus près du corps n’est pas parfait ce qui cause quelques fuites. Je les garde et continu à les utiliser mais je n’en reprendrais pas d’autres. 

bambinex

Troisième test : Bambino Mio. Là, c’est un craquage total. D’abord parce que c’est une couche à taille contrairement à ce que je souhaitais initialement, et surtout parce qu’elles sont fabriquées en Chine (coucou les émissions de CO2 pour le transport). Mais regardez-moi ces motifs !!! 

Bambino mio

Comment résister ? Et finalement je ne suis pas déçue. La culotte est douce, souple, très bien adapté au mini popotin de Bébé M et parfaitement étanche. Zéro fuite avec Bambino Mio ! Histoire de tester cette marque jusqu’au bout j’avais aussi commandé leur absorbant, une occasion de tester autre chose. Là encore je ne suis pas convaincue, pourtant les langes pré-pliés Bambino se reprochent de mes langes classiques adorés, mais le séchage est plus long, le détachage moins facile et l’impossibilité de plier le lange comme je veux me gêne. Je valide donc la culotte mais pas l’absorbant et comme je veux éviter d’acheter neuf je guette les occasions sur cette marque (mais ça part très vite, Bambino Mio a du succès !). 

20190316_102140.jpgEt pour les langes : des langes en coton tout simple on en trouve facilement d’occasion. J’en ai acheté sur Vinted et en vide-greniers, j’ai pu constituer la moitié de mon stock de cette façon. J’ai quand même testé quelques marques en parallèle mais comme les langes touchent directement la peau sensible de mon petit loup j’ai opté pour des marques certifiées. J’ai donc aussi dans mon stock des langes Xkko et des langes achetés chez Zeeman certifiés Oeko-tex. Ai-je besoin de redire à quel point je les aime ? 

L’entretien 

Une fois les modèles choisis, j’ai décidé de me renseigner sur la routine de lavage avant même de poser la première couche sur les fesses de mon bébé. Pas question de faire des bêtises, de détruire des couches avec un mauvais entretien ou de risquer un encrassement avec une lessive inadaptée. Ayant été bien aiguillée par le blog d’Ecomaman pour choisir mes couches, je rejoins donc le groupe Facebook qu’elle a créé, Couches Lavables au Naturel, pour y trouver des astuces et surtout des conseils d’entretien pour mes précieuses couches. 

L’avantage sur ce groupe c’est que la routine préconisée est respectueuse des couches bien sûr, mais aussi de l’environnement. Pas question d’utiliser de la javel pour désinfecter ou de laver systématiquement à 60°, les ressources sont utilisées de façon logique. Voilà donc comment j’entretien mes couches : 

  • A chaque change, selon l’état, je stock dans une poubelle fermée uniquement le lange ou la culotte aussi si elle est souillée (c’est tout l’intérêt des TE2), sans rinçage préalable. Je mets aussi dans cette panière la lingette lavable qui m’a servi pour le nettoyage du popotin. Dans la poubelle j’ajoute une lingette imbibée de 8 à 10 gouttes d’huile essentielle de Tea tree afin de limiter le développement des bactéries et des odeurs 
  • S’il y a des selles, elles partent aux toilettes tandis que le voile de protection va à la poubelle (j’ai une fosse septique donc impossible de mettre le voile dans les toilettes, et même quand on est raccordé au tout-à-l’égout c’est déconseillé). Si les selles ont débordé du voile je détache directement avec un savon de Marseille à la terre de Sommières et je laisse sécher avant de mettre dans la poubelle à couche avec les autres langes. 
  • Tous les 2 à 3 jours je vide ma poubelle dans la machine en prenant soin de déplier les langes et de bien attacher les scratchs des couches pour ne pas qu’ils s’accrochent partout. Je lance un programme rinçage seul, avec un essorage à 1200 tours par minute. Le rinçage se fait à froid et dure à peine 20 minutes avec l’essorage, donc ça ne consomme pas énormément d’électricité, et il sert à éliminer les résidus de selles et d’urines avant de lancer le vrai lavage. 
  • Durant le rinçage, je profite que la poubelle soit vide pour la nettoyer. Un coup de pshitt au vinaigre blanc, j’essuie et je la laisse ouverte jusqu’à ce que la prochaine couche la rejoigne. 
  • 20190419_175106Une fois le rinçage terminé j’ajoute le reste de mon linge (nos vêtements de tous les jours, des serviettes, des torchons …), une dose de ma lessive maison au savon de Marseille et les balles de battage (pour améliorer le brassage du linge) et je lance un programme d’environ 2h, à 40° avec essorage à 800 tours par minute. J’ai dû adapter ma recette de lessive maison pour qu’elle soit compatible avec les couches lavables et ne les encrasse pas en ajoutant des cristaux de soude qui vont désincruster en profondeur. Pour la désinfection (on lave des selles quand même), j’ajoute 8 à 10 gouttes d’huile essentielle de Tea tree dans la dose de lessive, directement dans le bac à lessive. 
  • Pour le séchage je privilégie le classique fil à linge, bien plus écolo et économique que le sèche-linge. Le sèche-linge serait de toute façon très peu utile pour les langes qui sèchent seuls en à peine quelques heures, et il serait trop violent pour les culottes de protection qui n’y survivraient pas. 
  • Certains repassent les langes… Je pense qu’ils sont complètement maso ! Je les plie simplement en 4 avant de les ranger, je n’aurais plus qu’à les déplier en 3 avant de les glisser dans une couche. 

Premier bilan 

Pour l’instant, pas d’encrassement, d’odeur ou autre souci à déplorer, la routine de lavage est rapide et efficace et me convient parfaitement. Mis à part les quelques fuites de débutante que j’ai pu avoir au début à cause d’un mauvais ajustement ou de langes qui n’avaient pas encore atteint le maximum de leur capacité d’absorption (qui vient au bout de 10 à 15 lavages), je n’ai pas eu de soucis majeurs non plus. 

Ce serait mentir de dire que je ne touche pas les pipis, en attrapant les langes je ne peux pas faire autrement, mais ça reste tout à fait gérable. Par contre pour les selles c’est une autre histoire. Si elles sont bien moulées aucun problème, mais si elles sont molles ou pire liquide, là il faut bien s’y coller ne serait-ce que pour le détachage. Mais ces inconvénients ne m’ont pas rebutée pour autant et je poursuis l’aventure avec plaisir et ayant hâte de tester également sur un nouveau-né (je vous en reparlerais en temps voulu). J’ai même compliqué l’expérience en ne me contentant plus d’utiliser seulement des lavables en journée et à la maison. Dans un prochain article je reviendrais sur le passage en lavable durant nos balades et pour les nuits et même… le passage aux voiles de protection lavables ! 

N’hésitez pas à me partager vos expériences en la matière ou vos questions 😉 

 

2 réflexions sur “Passage en couches lavables – Avec un bambin

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