Ma préparation à l’accouchement physiologique

Je me considère comme une maman plutôt nature, à forte tendance écolo, et qui privilégie toujours la physiologie dans mes choix, pour mon enfant et pour moi-même. C’est le cas par exemple quand je choisi d’allaiter ou quand j’opte pour des moyens de portages respectueux de la physiologie. Pour l’accouchement j‘ai voulu me tourner, une nouvelle fois, vers un choix “nature”. 

J’ai eu la chance d’être inscrite dans une maternité qui dispose d’une salle nature (avec baignoire, lianes, ballon…) et j’ai souhaité pouvoir en profiter pour la naissance de Bébé Cacahuète. J’avais pour objectif de vivre une mise au monde la plus naturelle possible, en limitant les interventions médicales dans la mesure du possible et en évitant donc d’avoir recours à la péridurale, à la rupture artificielle des membranes et autres gestes pouvant être invasifs. 

Ce choix correspondait à ma vision de la vie et à mes choix éducatifs. Evidemment tout ne s’est pas passé comme prévu mais ceci est une autre histoire que je partagerais ici bientôt (*). Je vous fais part quand même des petits gestes que j’ai entrepris depuis mes 35 sa pour mener à bien ce projet, mais surtout pour me rassurer. Dans ce moment où l’on ne maîtrise rien qu’est l’accouchement, ces petites astuces m’ont donné l’impression d’agir concrètement, et rien que ça c’est important 

 

Gérer de la douleur – Cours de préparation à l’accouchement  

En matière de cours de préparation à l’accouchement, dispensés le plus souvent par des sages-femmes, il existe de nombreuses alternatives. De la préparation théorique classique pour savoir un peu à quoi s’attendre le jour J, aux préparations basées sur le ressenti et la communication avec son bébé comme l’haptonomie, en passant par le chant prénatal, les choix offerts aux futures mamans sont nombreux. 

Pour ma part j’ai choisi la sophrologie. Convaincue que la gestion du souffle, la concentration que cela demande sur soi et sur son corps sont un moyen efficace de gérer la douleur du travail, j’ai opté pour cette préparation. De plus ces cours sont dispensés par ma sage-femme, ce qui me met d’autant plus en confiance puisqu’elle connait bien mon histoire, mes attentes et mes craintes et que je suis en confiance avec elle. 

Je n’ai bénéficier que de 3 séances de relaxation / sophrologie mais ces moments centrés sur moi et sur mon bébé m’ont permis de bien me détendre et d’aborder l’accouchement de façon plus sereine. De plus la bonne oxygénation de la maman comme du bébé obtenue grâce à une bonne respiration permet de limiter les complications lors de l’accouchement. 

 

Favoriser un travail rapide – La tisane de feuilles de framboisier 

tisane-framboisier.jpgPour me préparer à vivre un accouchement physiologique j’ai lu de nombreux témoignages de mères ayant vécu cette expérience. Dans ces témoignages, d’après les réussites et les “échecs” racontés, j’ai pu constater que l’élément fondamental du succès était la durée du travail. Il parait bien plus “facile” de tenir le coup sans analgésie si le travail est rapide, les contractions efficaces et que la fatigue n’a pas le temps de s’installer, même si les douleurs sont plus intenses. Au contraire si le travail est long ou stagne longtemps on peut être découragée, fatiguée voire apeurée de voir se transformer l’accouchement de rêve en intervention surmédicalisée, et il peut être tentant de demander la péridurale même si la douleur est encore supportable. 

Je connais bien ce cas de figure, c’est ce qu’il s’est passé lors de la naissance de Bébé M. Un travail long, un col qui ne s’ouvrait presque pas, un bébé encore très haut, la fatigue, la crainte de ne plus avoir de forces pour l’expulsion et de devoir recourir aux instruments, ou pire à la césarienne, m’avaient fait appeler l’anesthésiste en désespoir de cause. 

Si pour favoriser un travail rapide il est évident que la mobilité aide beaucoup, j’ai voulu aussi faire appel à la phytothérapie pour favoriser un travail rapide et surtout efficace. Depuis mes 35 sa j‘ai donc pris quotidiennement une tasse à 3 tasses de tisane de feuilles de framboisier. Cette plante est réputée pour améliorer la tonicité de l’utérus, rendre les contractions de travail plus efficace et donc rendre l’accouchement plus rapide. Elle est aussi sensée limiter le faux travail qui lui aussi peut être épuisant physiquement et moralement quand il dure des heures voire des jours avant le vrai travail. Les effets de cette plante ne sont pas prouvés mais c’est agréable de se dire qu’au moins on essaye d’agir et d’aider son corps à se préparer pour ce grand moment. 

 

Se mettre dans sa bulle – La playlist 

Hormis la respiration qui favorise la concentration, j’avais prévu de me fermer un peu aux choses qui m’entoureront grâce à la musique. Même si je ne suis pas une mélomane confirmée, j’aime beaucoup avoir un fond musical dans mes activités du quotidien et notamment quand je travaille. C’est plus plaisant que d’avoir un fond sonore de discussion, ou, dans un hôpital, de bip bip continu qui peuvent être anxiogènes.  

J’avais donc préparé une playlist composée de musique qui me touchent, me donnent envie de bouger, m’apaisent ou me motivent. C’est bien sur très hétéroclite mais ça me ressemble. 

 

Eviter l’épisiotomie – L’huile de massage du périnée 

Massage périnéeMis à part la péridurale que je souhaitais éviter, je voulais aussi que le personnel médical n’ai pas recours à l’épisiotomie. Dans l’idéal on souhaite qu’il n’y ait pas de déchirure naturelle non plus, tant qu’à faire ! C’est pourquoi j’ai choisi de préparer mon périnée avant l’accouchement afin d’améliorer sa souplesse et son élasticité. Pour cela un massage simple peut aider, mais la marque Weleda a développé une huile pour faciliter ce massage et le rendre plus agréable. La marque guide aussi l’utilisatrice dans les gestes à adopter, il n’est pas si évident de masser cette partie de son anatomie (surtout avec un ventre énorme!) !! 

Il est conseillé de commencer les massages à partir de 34 sa à raison de 4 à 5 fois par semaine. Pour ma part c’était parfois difficile de trouver le temps pour ce geste qui peut durer une bonne dizaine de minutes avec un Bébé M qui débarque dans mon lit sans crier gare tous les matins !! Mais le succès de cette méthode (ou le hasard, on ne saura jamais) lors de mon premier accouchement m’ont motivé à retenter l’expérience. Car même si l’efficacité là encore n’est pas prouvée, les 37 cm de périmètre crânien de mon grand garçon passés sans une égratignure ont suffi à me convaincre ! 

 

Et vous, qu’avez-vous tenté pour préparer votre accouchement ? 

* Vous l’aurez compris, je publie cet article avec beaucoup de retard et Bébé Cacahuète nous a déjà rejoins depuis 2 semaines. Rendez-vous dans un prochain article pour savoir si cette préparation a été payante 😉

3 réflexions sur “Ma préparation à l’accouchement physiologique

  1. Dinde De Toi dit :

    Félicitations pour cette naissance 🎉🎉🎀🎀🎀🎊🎊🎊 !!
    Bienvenue à cacahuète 💕💕💕🎁🎁🎁 !
    C’est un garçon c’est ça ??
    Hâte d’en savoir plus sur ton accouchement !
    Porte toi bien, courage si les nuits sont courtes et plein de pensées galactogènes 😀😀 !

    J'aime

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