Deuxième bébé, tout ce qui change

Déjà pour Bébé M j’étais pleine de bonnes intentions, j’avais dressé la liste de mes principes et j’étais sûre que je n’y dérogerais pas. C’était bien mal mesurer le tsunami qu’on vit quand on devient parent, celui qui nous oblige à nous adapter, à revoir ses prétentions à la baisse et devoir mettre de côté ses idées reçues. Pour un deuxième enfant, on sait un peu mieux à quoi s’attendre, et on sait surtout qu’il y’aura un fossé entre nos envies et la réalité. Mais ça n’empêche d’avoir des volontés différentes, d’appréhender l’arrivée du deuxième enfant différemment de celle du premier. Et pour ce deuxième bébé j’ai choisi de mettre l’accent sur… le lâcher-prise ! Voilà ce qui sera différent entre Bébé M et Bébé Cacahuète.

Sommeil

Bien avant sa naissance, Bébé M avait déjà une chambre toute prête, toute meublée et décorée qui n’attendais plus que lui. On avait quand même prévu de le faire dormir avec nous ses premières semaines, le temps qu’il fasse ses nuits (la blague !), et il rejoindrait sa chambre plus tard. Rien ne s’est passé comme prévu puisqu’il a décidé de faire nos nuits à plus de 2 ans, nous l’avons gardé dans notre chambre que 4 mois (jusqu’à ce que je reprenne le travail) puis j’ai fait les aller-retours entre sa chambre et la mienne, toutes les nuits, plusieurs fois par nuit. C’était épuisant, mais on avait ce principe idiot “il faut qu’il dorme dans sa chambre”.

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Pour Bébé Cacahuète les choses se présentent différemment. Déjà, cette enfant n’a pas de chambre ! Pas de lit à barreaux, pas d’espace spécialement dédié, juste une commode avec ses vêtements dans la chambre de son frère et un berceau cododo accolé à notre lit pour une durée non déterminée. Bébé Cacahuète dormira donc près de nous aussi longtemps que nécessaire, puisqu’une fois le lit cododo au bout de son utilisation (maximum 9kg et bébé ne doit pas savoir s’assoir pour des raisons de sécurité) nous installerons sans doute son lit à barreau à nouveau dans notre chambre. On y sera un peu serrés mais, je crois, tellement plus sereins et reposés.

Alimentation

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Pour ce deuxième enfant je replonge avec bonheur dans l’aventure de l’allaitement, c’est un de mes moments de maman favori. Certaines adorent la grossesse, moi ce n’est pas vraiment mon cas mais j’adore l’allaitement ! Si pour Bébé M je tâtonnais, ne sachant pas jusqu’où me mènerait cette voie lactée, essayant de me fixer des objectifs (un mois pour voir, puis 3, puis jusqu’à la reprise du travail, puis 6 mois comme le recommence l’OMS, puis jusqu’où ma motivation irait) cette fois je ne me fixe pas de limite. Je n’ai plus les a priori que j’avais sur l’allaitement “long”, il ne me parait plus étrange de voir un bébé de plus de 15 mois au sein (oui j’avais cette idée idiote) et j’ai je crois plus de force aujourd’hui pour faire face aux réflexions déplacées de mon entourage. J’envisage donc de me lancer dans un allaitement “non écourté” qui continuera tant que possible.

Côté diversification j’avais suivi la voie classique pour Bébé M. J’avais entendu parler de la DME (diversification menée par l’enfant) mais c’était inenvisageable de le pratiquer chez la nounou. Aujourd’hui quand je vois toutes les difficultés que nous avons rencontré (et qu’on rencontre encore…) avec l’alimentation de notre fils, j’ai plus qu’envie de tenter une autre approche. Et surtout, surtout, j’écouterais mon enfant plutôt que le pédiatre pour savoir quand introduire les solides. Clairement Bébé M n’étaient pas prêt je pense, et je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est la source de nos galères.

Hygiène et soins

A part les tout premiers mois où je suis tombée dans le panneau des grandes marques pas très clean pour mon aîné (M*stela et compagnie), par la suite j’ai fait très attention aux compositions. Pour Bébé Cacahuète je souhaite mettre la barre encore un cran plus haut et utiliser globalement moins de produits transformés (même s’ils ne sont pas nocifs) et plus de produits “bruts”.

Par exemple pas de crème hydratante cette fois, même cette Weleda qui sent si bon, Bébé Cacahuète est hydratée… au lait de maman ou aux flocons d’avoine dissous dans son bain. Pas de crème de change non plus mais de l’argile blanche en cataplasme en cas d’érythème.

Transports

Même si j’avais investi dans un sling pour Bébé M et que je l’ai beaucoup porté (euphémisme, il était dans mes bras 16h sur 24h, les 8 autres heures en cododo) à la maison, les sorties se sont toujours déroulées en poussette. Je n’ai commencé à le porter en balade qu’à plus d’un an.

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Pour Bébé Cacahuète, même si la poussette nous sert encore, elle reste bien plus souvent dans le coffre. En plus du sling elle est portée en Emeibaby qui est un véritable petit bijou de confort pour le porteur comme pour le porté. Et il faut bien le dire : c’est tellement mieux ! La poussette bute sur chaque caillou ? La maman porteuse est tout-terrain ! Envie d’une petite tétée ? On descend les bretelles et on continu la balade. Manque de place dans le coffre pour partir en vacances ? Le porte-bébé tient dans mon sac à main ! Même si je ne pourrais quand même pas me passer de poussette au quotidien, je l’utilise 3 fois moins que pour Bébé M.

Suivi médical

Bébé M est né en 2016, à l’époque seuls 3 vaccins étaient obligatoires, le fameux DTP. Si je lui ai fait faire la plupart des vaccins non obligatoires mais recommandés, j’en ai refusé quelques-uns à cause d’une mauvaise information, celui contre l’Hépatite B notamment. Bien que pour Bébé Cacahuète je n’ai plus le choix, je suis désormais convaincue du bien-fondé de ces vaccins et, sans rentrer dans le débat, j’ai été dupée par une certaine propagande pour mon premier enfant.

Ce qui ne change aussi c’est le suivi médial auprès d’un pédiatre et non plus d’un généraliste. Non pas que j’estime les généralistes moins capables de s’occuper de ma deuxième mais j’ai eu la chance de trouver ici une pédiatre “allaitement-friendly”. C’est horrible à dire mais de nombreux médecins sont trop peu formés sur l’allaitement et donnent de mauvais conseils. Là je me sens comprise et surtout soutenue ! Elle est même pro couches lavables ! Que demander de plus !

Mode de garde

A la naissance de Bébé M je travaillais. J’avais pu bénéficier d’un congé total de 4 mois, contre 2 mois et demi prévus par la loi, auprès de mon bébé en cumulant le congé maternité et des congés payés. C’était bien évidemment beaucoup trop peu et le laisser chez une nounou (pas toujours en accord avec nos souhaits) avait été un véritable crève-cœur.

J’ai la chance aujourd’hui de pouvoir m’occuper de ma Cacahuète à temps plein pour encore quelques mois, et il n’y a pas à dire : ça change tout ! Non seulement je peux voir grandir ma fille mais je peux aussi mettre en pratique mes idées (couches lavables, DME, allaitement long, etc.), ce qui serait très difficile si elle était gardée. Pouvoir m’occuper de ma fille personnellement a bien sûr un prix, à court terme sur le plan financier et à long terme avec la difficulté de retrouver un travail après une longue période d’inactivité. Mais je ne regrette absolument pas, ces moments partagés avec mes enfants en valent largement la peine.

Je ne sais pas encore combien de temps cela va durer, je suis prise en tenaille entre mes désirs de reconversion professionnelle et la réalité économique, mais pour l’instant je chéri ces moments. Et si vient le jour de confier à nouveau mes enfants à une tierce personne, mes critères de sélection seront bien plus sévères, pour garantir leur bien-être.

Et surtout plus de lâcher prise !

Qu’est-ce que j’ai pu me prendre la tête durant les premiers mois de Bébé M ! Parfois j’ai envie de revenir en arrière, d’aller voir la maman du Bébé M de quelques jours ou mois, de la secouer un peu (croyez-moi elle en aurait eu besoin !) et de lui dire : “zen ! Tout va bien se passer, ton petit garçon est en pleine forme !”.

Je lui dirais de lâcher son appli pour comptabiliser les durées et fréquences des tétées, le nombre de couche salies et les heures de sommeil (sérieusement, on a vraiment besoin de ça ?!), de lâcher sa montre aussi et surtout de ranger cet horrible “bracelet d’allaitement” si anxiogène. Je lui dirais de garder son tout-petit près d’elle aussi longtemps qu’il en aura besoin et de ne pas se fatiguer à monter à l’étage 15 fois en une demi-heure pour inciter son enfant à faire ses siestes dans sa chambre.

Et je lui dirais de ne pas espérer que son petit garçon s’endorme seul trop vite, que oui c’est fatiguant de le bercer durant des heures mais que c’est ce qu’il y a de mieux pour lui… et qu’elle regrettera ses instants un jour.

Les maîtres-mots dans l’éducation de Bébé Cacahuète sont donc : maternage, naturel, lâcher-prise mais surtout… PROFITER !

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