Notre transition écolo – Objectif zéro déchet dans la salle de bain

En devenant maman ma fibre écolo, pourtant déjà bien présente, s’est encore affirmée et développée. Alors en plus de mes errances de maman, j’avais envie de parler ici de la révolution verte que nous avons entamé depuis quelques années. J’ai plusieurs thèmes en tête que j’aborderais en alternance avec des sujets plus liés à la parentalité, mais commençons aujourd’hui par les gestes que nous avons adoptés dans la salle de bain.

La Cup                                      

Zero déchet - cup

Ça a été mon premier geste zéro déchet, et je ne reviendrais plus en arrière! Je l’ai découverte un peu par hasard, et j’ai tout de suite été séduite par le côté écologique, économique et surtout hyper pratique de la coupe menstruelle. Je suis très tête en l’air, alors ne pas avoir à penser à racheter des protections c’est un gros plus pour moi. J’ai d’abord jeté mon dévolu sur une FleurCup, qui m’avait tapé dans l’œil car disponible dans de jolis coloris (ce n’est plus le cas maintenant pour cette marque), un touché peau de pêche qui glisse moins dans les mains et une fabrication française. Même si j’ai essuyé quelques échecs (au sens propre^^) avec pas mal de fuites au début, j’ai fini par prendre le coup de main. Après l’accouchement j’ai dû changé de modèle. Le problème ne se posait pas au niveau de la taille comme c’est souvent le cas, mais au niveau de la tonicité de la cup. Je ne perdais pas ma FleurCup et la contenance était toujours suffisante, mais ce modèle étant très souple, il avait du mal à se déployé correctement dans mon corps, devenu bien ramollo lui aussi. Le problème a été réglé avec une LunaCopine qui se déploie parfaitement grâce à sa grande tonicité.

Chaque année grâce à la Cup, se sont 240 protections jetables en moins dans ma poubelle. Je suis passée à la cup en 2012, en 6 ans j’ai économisé 1440 protections jetables… et plus de 400€!

Pour faire le calcul j’ai utilisé cet outil -> EasyCup, le résultat est sans appel! Et ce site est par ailleurs une mine d’information sur la Cup, n’hésitez pas à le consulter.

Les protège-slips lavables

Zero déchet - plimC’est le second geste zéro déchet que j’ai entrepris. Une fois passée à la cup, il devenait assez contradictoire d’utiliser des protège-slips jetables en dehors des règles, j’ai donc fais le choix du lavable. J’ai opté pour la marque Plim, encore une fois j’avoue avoir été séduite par les motifs et les coloris. Le prix est cependant plus élevé que certains modèles blancs et sans fioritures mais c’est ici une affaire de choix. Je les utilise depuis 5 ans et même si les couleurs sont un peu passées à cause des lavages, ils restent toujours aussi absorbants et facile d’entretien. Je les met principalement à la fin des règles, quand mon flux ne justifie plus l’utilisation de la cup, et parfois un ou deux jours avant en cas de spotting. J’en ai 5 et c’est amplement suffisant pour moi.

Grave aux protège-slips lavables, chaque année ce sont 60 protections qui ne viennent pas grossir ma poubelle.

Les cotons à démaquiller lavables

Zero déchet - lingettesJe me maquille peu, mais j’aime bien utiliser un coton avec un peu de lotion ou simplement de l’eau pour me réveiller et me débarbouiller le matin. Après des années à utiliser des disques à démaquiller en coton, je suis passée aux disques lavables il y a 4 ans. J’ai d’abord acheter mes cotons lavables sur la boutique Les Tendances d’Emma. Cette fois pas pour une histoire de coloris mais pour l’éthique de la marque : leurs produits participent à la réinsertion de détenus en les faisant appel aux ateliers de fabrication des centres pénitenciers. 20 cotons, un petit filet de lavage et une jolie boite pour les ranger et c’était parti pour une belle réduction des déchets. Au bout de 3 ans, les cotons ont bien vieillis et se sont abîmés, ils ont atteint la limite de leur espérance de vie. Comme ils peuvent encore servir je les ai gardés pour retirer mon vernis les rares fois où j’en met, je n’ai plus de scrupules à les tâcher puisque j’en ai de nouveaux! Pour les remplacer j’ai commandé mes disques sur la boutique Lamazuna. J’ai cette fois été séduite par la possibilité de les utiliser uniquement avec de l’eau, ce qui était déjà possible avec les précédents mais moins agréable vu le manque de finesse du tissu.

J’utilise en moyenne deux coton pour jours, j’en ai 20 ce qui est bien suffisant pour faire tourner les lessives. Chaque année, j’économise 730 cotons jetables et environ 65€.

L’oriculi

Zéro déchet - oriculiQuand j’ai commandé mes cotons lavables chez Lamazuna, un bien curieux petit objet en bambou s’est glissé dans ma commande. Cette sorte de mini cuillère sert à récolter le cérumen au bord de l’oreille et remplace ainsi les coton-tige qui sont une véritable catastrophe écologique. Réutilisable A VIE, ce petit bâtonnet est d’une efficacité redoutable. Nous avons chacun le notre avec Bébé M (je reviendrais sur le cas de Monsieur M plus tard) et même pour les plus petits c’est parfaitement adapté. Bien sur c’est moi qui manipule l‘oriculi, et je positionne mes doigts très près du bout en forme de cuillère pour éviter d’enfoncer le bâton trop creux si jamais Bébé M tourne subitement la tête.

Nous les avons depuis un an et j’en suis ravie. Chaque année, c’est 150 cotons-tiges (chacun, donc 300 pour Bébé M et moi) qui ne se retrouvent pas dans notre poubelle.

Le savon solide

Zero déchet - savonVoici un geste pourtant très simple, mais que j’ai eu du mal à adopter. J’aimais mon gel douche à la composition qui fait froid dans le dos parce qu’il moussait plus que de raison et sentait trop fort. L’excès de mousse me donnait l’impression d’être parfaitement propre… alors qu’un savon qui ne mousse pas lave peut tout aussi bien laver. J’ai fini par franchir le cap en rentrant dans un boutique Lush. J’ai été conquise par les parfums tous plus exotiques les uns que les autres et je suis finalement repartie avec un pain de savon bleu électrique qui me promettait un voyage onirique dans des eaux turquoises. Bon, j’ai découvert après que la composition des produits Lush était loin d’être parfaite, mais le virage était amorcé, j’ai renoncé au gel douche liquide. Par la suite j’ai eu un savon d’Alep mais j’étais en manque d’odeurs (on se refait pas) alors j’ai opté pour un savon Melvita tout doux et au parfum délicat.

Chaque année, ce sont entre 6 et 8 bidons de gel douche qui ne finissent pas dans ma poubelle.

Le shampoing solide

Zero déchet - shampoingUne fois passée au savon solide, le passage au shampoing solide restait quand même difficile. J’avais déjà essayé il y a environ 2 ans, en achetant une Fleur de Shampoing en magasin bio. Et bien j’en ai été très déçue! Aucune mousse (je sais que ce n’est pas ça qui lave mais psychologiquement c’est important), un format « donut » pas du tout facile à prendre en main, un parfum très bof et surtout mes cheveux regraissait à la vitesse de la lumière! Alors pour ne pas rester sur une mauvaise expérience, j’ai retenté l’aventure… mais encore une fois avec un shampoing Lush. Cette fois aucun manque de mousse, il y’en aurait presque trop, mais l’odeur est là et mes cheveux ne graissent pas. Une fois fini je pense que je testerais un shampoing solide Lamazuna (oui j’aime cette marque, non je ne suis pas sponsorisée^^). En plus ils en font un au cacao…

Par an, j’évite ainsi à environ 5 bidons de shampoing de finir dans ma poubelle.

Le déodorant solide

Zero déchet - déoPasser au solide, ça parait encore simple pour les produits tels que les savons, mais c’est en fait possible pour tout les produits d’hygiène, y compris le déodorant. Je faisais déjà attention à la composition de ce produit en traquant les sels d’aluminium, mais passer au solide m’a grandement facilité la tache. J’ai opté, oui encore, pour un pain de déodorant de Lamazuna (promis je n’ai pas d’actions chez eux). L’utilisation est très simple : on passe le déodorant sous un filet d’eau tiède, on l’applique ensuite sur les aisselles afin d’y déposé une fine couche de crème et le tour est joué. La durée de vie du pain de déodorant est en plus très longue, c’est donc un vrai produit économique.

Avec seulement 3 blocs de déodorant solide par an, j’économise 6 déodorants en stick ou en aérosol classiques et leurs emballages polluants.

Le dentifrice solide

Zero déchet - dentifrice

C’est le dernier cosmétique solide dans lequel j’ai investi et… je ne suis pas du tout convaincue. Je fini actuellement mon dentifrice solide Lamazuna mais je n’en reprendrais pas (comme quoi, toute marque a ses failles). Je suis déçue de ce produit avec lequel j’ai simplement l’impression de me brosser les dents à l’eau. Il y a un vague goût de menthe poivrée mais tellement léger qu’il passe très vite inaperçu, et il est très difficile de récupérer du dentifrice en frottant la brosse directement sur le bloc. Il faudrait presque que je frotte le bloc de dentifrice pendant autant de temps qu’il me faut pour me brosser les dents! Je suis prête à faire des efforts pour la planète mais pas à ce point. Je pense tester une recette maison à l’avenir… reste à choisir laquelle.

Passer au dentifrice solide permet d’éviter de jeter 8 tubes de dentifrice par an.

Et des progrès qui restent à faire…

Malgré tout ces changements, il y a des gestes que nous n’arrivons toujours pas à faire. Se passer de parfum par exemple, je ne suis pas prête à le faire. Je sais pourtant que ces produits ne sont ni utiles, ni bons pour la peau, mais le parfum est associé au plaisir de se pomponner, ça reste important pour moi. Je me console en en mettant peu, pas tout les jours et sur les vêtements pour preserver ma peau.

zc3a9ro-dc3a9chet-brosse-c3a0-dent.jpgPour les brosses à dents nous utilisons sans doute les brosses les moins écolo qui soient : les brosses à dent électrique. Alors oui on ne change que la tête de brosse et pas le manche tous les 3 mois mais ça reste très polluant. Si on ajoute les déchets que représentent les têtes de brosse et l’électricité nécessaire, on est loin de la démarche écolo. Mais ça brosse tellement bien… et je suis une telle psychorigide de l’hygiène bucco-dentaire, je n’arrive pas à repasser à la brosse manuelle.

 surtout pour Monsieur M

Vous l’aurez peut-être remarqué, dans cet article j’ai surtout évoqué mes propres gestes zéro déchet et ceux qui s’appliquent à Bébé M, mais pas un mot sur les gestes de Monsieur M. C’est parce que je n’arrive pas à le convaincre. Monsieur est très réfractaire aux changements dans ses habitudes, il aime ses produits surodorants aux compositions douteuses, il adore collectionner les crèmes et se parfume plus que de raison (oui, Monsieur M est coquet). Comme c’est principalement moi qui fait les courses j’essaie au moins de prendre des produits clean, mais il n’est pas encore prêt à passer à la savonnette et au shampoing solide. Espérons que ça viendra.

La liste de nos petits gestes s’achève, j’espère que vous y aurez piocher des idées pour diminuer le volume de la poubelle de votre salle de bain, et peut-être même aurez-vous découvert des produits. N’hésitez pas à me partager les gestes écolo que vous mettez en place chez vous, et si vous avez un dentifrice zéro déchet, à faire soi-même où à dénicher su le net, je prend!

6 réflexions sur “Notre transition écolo – Objectif zéro déchet dans la salle de bain

  1. Dinde De Toi dit :

    Très intéressant ta démarche ! Je suis aussi en réflexion zéro déchet mais terriblement à la traine par rapport à toi 🙈. Il me reste encore plusieurs boites de tampons achetés avant la grossesse et je ne compte pas en racheter, sauf qu’avec la cup et les protections lavables c’est comme devoir choisir entre la peste et le choléra 😱.

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  2. Mes réflexions de maman dit :

    C’est pas mal de voir qu’on est toutes un peu dans cette démarche là. On n’agit pas forcément sur les mêmes choses, mais on fait toutes un petit bout de chemin.

    Pareil pour la cup, ça a été révolutionnaire pour moi.
    J’ai en revanche beaucoup de mal à me passer de cotons jetables pour me démaquiller ou pour Chaton. J’ai des lingettes lavables, mais je suis obligée de les laver avant de les mettre en machine et le résultat n »est pas toujours niquel (voire même des fois vraiment sales et faire 3 lavages pour chaque coton, c’est un peu embêtant disons).
    JE viens d’acheter un savon solide Lamazuna, je suis curieuse de son efficacité sur les cheveux épais (comme toi, j’ai été très très décue des fleurs de douches qui me faisait utiliser beaucoup trop d’eau et pour un résultat plutôt nul).

    Aimé par 1 personne

  3. mamanluju dit :

    J’avoue que j’ai encore de gros efforts à faire en matière de zéro déchet… mais tu m’as vraiment donné envie de m’y mettre ! C’est tellement simple d’acheter des protege-slip ou des cotons démaquillants lavables ! Je pense commencer par ça. Après j’avoue que je suis un peu comme ton homme : je risque d’avoir du mal à lâcher mes gels douche et shampooings classiques, mais sait-on jamais !

    En tout cas, merci pour cet article inspirant !

    Bises

    Laurène

    Aimé par 1 personne

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