Ces erreurs que je ne referais pas

Quand j’ai appris que j’étais enceinte de Bébé M. cela faisait déjà un moment que je l’attendais dans mon cœur. J’avais déjà écumé les sites de puériculture et fait des choix de vie et de produits tranchés, mais je suis quand même tombée dans certains pièges tendus par la société de consommation et surtout par mes idées préconçues.

Mais c’est en se trompant qu’on apprendre il parait et la plupart de ces erreurs étaient nécessaires pour construire la maman que je suis aujourd’hui. J’en referais d’ailleurs surement d’autres à l’avenir mais voici celles que je ne referais pas.

Acheter une poussette trio

Poussette-Elea

Avant la naissance de Bébé M. j’avais jeté mon dévolu sur la poussette Eléa de Bébé Confort, en version trio (châssis avec hamac + cosy + nacelle). Elle me semblait adapté à notre mode de vie, à la fois tout terrain et dotée de bonnes suspensions pour les chemins non carrossés près de la maison et assez maniable pour être aussi utilisée en ville. Mais cette poussette était un veau (comprenez qu’elle pesait une tonne et prenait toute la place dans le coffre). Tant que nous avons utilisé le cosy (le sécuritaire mais minuscule Créatis que je déconseille grandement aussi) avec seulement le châssis-roues dans le coffre ça restait à peu près gérable, quand il a fallu passer Bébé M. dans le hamac (à 8 mois donc, cf le mini-cosy) nous avons vite déchanté. Le hamac avait en effet l’avantage d’être hyper confortable pour bébé, mais le gros inconvénient était la rigidité de ce modèle. Impossible donc de le plier et il prenait presque toute la banquette arrière (le coffre étant déjà pris par le châssis.

Pousette quinny

Nous avons par la suite fait le choix d’une poussette beaucoup plus compacte et pliable avec le hamac, tout en pouvant accueillir un cosy, la Quinny Zapp Xtra 2. Certes, elle n’est pas tout terrain et serait bien à la peine dans des chemins de terre, mais nous préférons pour ces ballades le portage ou le petit tricycle à cane de Bébé M.

Quant à la nacelle ? On y vient.

Utiliser la nacelle comme couffin

En ayant pour projet d’allaiter, je m’étais dit que Bébé M. passerait ses premiers mois dans sa nacelle, juste à côté de notre lit. Je pourrais ainsi le prendre pour la tétée sans avoir besoin de sortir du lit, et ça serait plus reposant pour tout le monde (oui je suis une flemmarde, c’est pour ça que j’ai allaité). Je n’avais pas pensé que mes abdominaux chamallow post-grossesse ne me permettraient pas de me pencher pour attraper mon bébé de plus de 4kg (Bébé M. était bien charpenté à la naissance !) pour le hisser jusqu’à moi et faire la manœuvre inverse ensuite, et ce 4 à 5 (8 ? coucou les pics de croissance !) fois par nuit.

Au bout de deux semaines j’ai abdiqué et je suis partie acheter un berceau cododo réglable en hauteur.

next2me

Acheter un cosy riquiqui

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J’y reviens car c’est important je trouve. Dans le trio poussette il y avait donc un cosy. Parfait aussi bien sur la poussette que pour garantir la sécurité en voiture, c’est vraiment un indispensable du trousseau. Heureusement j’avais eu connaissance du site Securange avant d’acheter et le Créatis de Bébé Confort que nous avions avait de bons résultats aux crash-tests indépendants. Seulement, c’est un des plus petits du marché ! Il est minuscule ! Et pour ne rien arranger Bébé M. est plutôt grand. Ce cosy n’a pu lui servir que jusqu’à 9 mois alors que nous avons utilisé le CabrioFix, toujours de Bébé Confort, acheté par la suite (et s’adaptant aussi sur la poussette) jusqu’à 17 mois ! C’était donc vraiment un mauvais choix.

Oublier le fauteuil dans la chambre de bébé

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Ah, mon POANG d’amour, je ne saurais plus comment m’en passer ! Il est l’allié des couchés-pourris-qui-s’éternisent, des rappels innombrables en soirée, des nuits de fièvre et de mal aux dents, il est notre compagnon pour l’histoire du soir, celui dans lequel nous avons passé 78% des tétées tant il est confortable. Et pourtant je l’avais complètement zappé dans notre liste d’achat. J’ai dû renvoyer Monsieur M. en express chez Ikea pour aller chercher celui qui sauverait mes nuits et mes abdo-chamallow. Même Bébé M. l’adore !

Tenter de le « régler »

Comme si il était un coucou-suisse sérieusement ! J’en ai passé du temps à essayer de le faire dormir dans sa chambre pour les siestes, alors qu’il dormait au grand maximum 25 minutes d’affilés donc je n’avais le temps de rien faire entre temps et je passais mes après-midi à monter et descendre les escaliers (en râlant sur mon bébé…). Je me dis aujourd’hui que je me suis bien embêté pour rien, Bébé M. a fini par faire des siestes de plus en plus longues, à son rythme, quand il a été prêt, et il n’y avait rien que je pouvais faire pour accélérer les choses. J’avais réussi à lâcher prise sur le rythme des tétées mais la pression sociale m’a rattrapée pour les siestes. Une écharpe et des siestes avec mon bébé aurait été bien plus reposantes pour tout le monde.

Ne donner qu’un sein par tétée trop tôt

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Toute fière de mon petit bracelet d’allaitement qui me permettait de noter l’heure de la dernière tétée et de me rappeler le dernier sein donné (celui du côté où je portais le bracelet), j’ai commencé à environ 1 mois de vie pour Bébé M. à donner un seul sein par tétée, et l’autre à la suivante. Ne me demandez pas où j’ai été cherché cette idée saugrenue, il me semble que c’était pour proposer un sein « plein » à chaque tétée, mais elle a eu des conséquences qui aurait pu être désastreuses. La courbe de poids de mon bouchon s’est sensiblement stabilisée, sans vraiment présenter de cassure mais la prise de poids s’est révélée insuffisante. Et j’ai mis beaucoup de temps à identifier le problème, mon médecin me proposant de diversifier Bébé M. plus tôt pour lui faire reprendre du poids (comme si les légumes vapeurs faisaient grossir…). Je sais aujourd’hui que si c’était à refaire (ou quand ça sera à refaire^^) il faudrait privilégier la méthode ABBA : commencer par le sein A et finir par le B à la première tétée, puis commencer par le B pour finir par le A à la suivante et ainsi de suite, voire faire de l’hyper-alternance ce qui est très bon pour stimuler la lactation.

 

Télécharger une appli de suivi des tétées

Si il y’a bien un truc avec lequel je me prendrais plus la tête c’est bien ça. Que c’est anxiogène ! Que c’est relou de devoir tout noter. Et on a déjà du mal à se positionner confortablement et à se relaxer au début de l’allaitement, on n’a pas besoin de s’encombrer avec son téléphone dans ces moments-là. Encore moins pendant la tétée de 3h16 en se prenant la lumière blafarde du téléphone dans la tronche.

Diversifier un peu trop tôt

Cette fâcheuse idée d’un sein par tétée et la faible prise de poids qu’elle a entrainée nous a amenés à diversifier Bébé M. à 5 mois et demi, alors qu’on prévoyait de suivre les recommandations de l’OMS à savoir 6 mois révolus. Rien de dramatique me direz-vous, sauf que je n’étais pas prête et qu’on a fait ça dans la précipitation avec un petit pot du commerce alors que je voulais du fait-maison pour ses premières cuillères. Et aussi parce que l’introduction des solides a eu pour effet la diminution du nombre de tétée et l’arrivée de mon retour de couches, et vraiment je n’étais pas pressée !

Acheter des produits de soin cracra

Honte sur moi, les premiers produits de toilette de Bébé M. ont été un gel douche Mustela, une crème hydratante Biolane et des couches Pampers. A ma décharge, je ne savais pas, j’ai commencé à me poser la question de l’innocuité des produits de soin après sa naissance. Depuis, tous les produits qu’on utilise pour lui sont sans ingrédients controversés, et bio pour la plupart. Pour nous aussi d’ailleurs, la naissance de Bébé M. a été le point de départ de notre virage écologique.

 

Produits de soin avant/après

Ne pas prendre de congé parental

Ca restera mon grand regret. Nous aurions pu faire ce choix, financièrement c’était jouable j’amputer légèrement notre budget. On aurait récupéré cette « perte » en frais de garde moindre, on se serais organisés autrement. Mais les instants ratés de la vie de mon bébé, ces premiers moments que j’aurais voulu partager avec lui, tout ces câlins manqués, toutes ces heures passées loin de lui je ne les rattraperais pas. Même si actuellement j’ai la chance de profiter à 100% de lui, j’aurais voulu avec le recul prendre un congé parental, au moins partiel, pour rester avec lui plus longtemps. Ca n’aurait sans doute pas rendu notre relation plus proche (c’est difficile de faire plus je crois) mais je crois que ça aurait changé ma façon de travailler et ça aurait changer le déroulement de mon allaitement. D’une part je me serais lassée moins vite de mon travail et la fin de l’année 2017 m’aurait sans doute parue moins longues, et le tire-allaitement au travail m’aurait pesé moins tôt et j’aurais pu continuer plus longtemps.

Mais ce qui est fait est fait et on ne réécrira pas le passé. Je note cependant scrupuleusement ces erreurs pour ne pas les commettre… la prochaine fois!

2 réflexions sur “Ces erreurs que je ne referais pas

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